Et d'abord, ses objectifs. Ils sont simples : passer une semaine de vacances tout en profitant de l'Aviation Club de France et de ses « summer series », tournois à buy-in relativement faible et avec des structures acceptables, un bon compromis. Nous voilà donc partis avec Xavier à bord d'un TGV direct entre Montélimar et Paris. Nous nous apprêtons à dormir lorsqu'arrive une demoiselle digne de cette première femme qu'on aperçoit dans tous les James Bond : son corps est d'abord dans l'ombre, sa chevelure trouble vos sens puis ses yeux vous ensorcellent... Ce fut le cas avec cette jolie blonde, à peine la vingtaine, que je tente de voir de plus près en poussant un peu Xavier. Pour nous remercier de cet intérêt, elle ne trouve rien de mieux que de soulever sa robe pour nous laisser profiter du spectacle. Coquine. La suite du voyage restera elle privée. Oui parce qu'on a nos vies aussi. Bon et puis c'est vrai que tout ne se passe pas toujours comme dans un rêve. Oh ça va hein.
Nous voilà à Paris, sa démesure, sa beauté, ses parisiens aussi. Difficile d'obtenir un sourire ici. Même à Lyon on s'en sort mieux. Nous décidons tout de même de prendre le métro. Enfin, pas très longtemps. Au bout de deux stations et trois bouffés de chaleur, nous voilà ressortis pour prendre un taxi. Oui car l'acculturation ça va deux minutes. Le temps d'aller poser nos affaires chez Mattrunks qui nous hébergera pour la semaine, nous voilà partis à l'ACF, que je découvre pour la première fois. Je suis agréablement surpris. Les types présents ici sont en fait soit des bons joueurs, soit des mecs s'en foutant de leur pognon. L'ambiance est ainsi courtoise et bon enfant et rares sont les cris qui surgissent après les bad beat. Plutôt agréable. On s'attaque au tournoi à 150€ du soir. Rien de bien notable, je suis card dead et sors finalement sur un squeeze lorsque mon AT se heurte à deux rois. Xav terminera lui troisième pour plus de 1300€ !
Le lendemain, nous décidons de faire nos touristes de base et donc de nous rendre sur les Champs-Elysées. Tournée des bars. Et voici l'heure de la distribution des notes. Carton rouge au Georges V. Alors OK, le service est parfait et la frite Haribo qui accompagne mon Blue Lagoon de bonne facture, mais franchement, 27€ les deux cocktails, non ça ne va pas. Prix orange en revanche pour Culture Bière. Ah eux, ils savent y faire. Un vrai bar, où nous faisons face à la serveuse, avec des bières venus de tous horizons. L'Edelweiss restera LA bonne découverte. Et pour 5,4€, vous pouvez déguster trois bières différentes, choisies avec minutie à la carte. Nous avons préféré laisser le choix au serveur. Et bien figurez-vous qu'à la (dix-)huitième tournée, nous n'avions toujours pas tout testé. Voilà, c'est terminé pour cet intermède Guide du Routard.
Une fois saoul, quoi de mieux que de se rendre au cinéma ? Nous nous sommes pris à tenter l'aventure du 3D, avec « l'âge de glace 3 », un film d'animation à vrai dire sans grand intérêt ni relief mais diable que ce 3D est impressionnant. Les animaux semblent là, à trois mètres, presque palpable. Si cette technologie parvient dans quelques années à être appliquée aux « vrais » films, les producteurs tiendront enfin une parade au téléchargement. Enfin, le temps que le 3D arrive à la maison.
Le soir, rebelote, avec un tournoi à 150€. Cette fois je bulle lorsque mon A5 rencontre JJ sur un board 556J8 (oui c'était tapis preflop et alors ?). Le lendemain, direction les locaux de Club Poker Radio où je suis invité en compagnie de Bruno « Brubru34 » Launais, finaliste de l'EPT Deauville où nous avions bien sympathisé. L'émission, diffusée en direct mais aussi disponible en podcast ici, est des plus agréable, placée sous le signe de la détente (et de l'alcool un peu aussi). Ça fait drôle lorsqu'on est derrière le micro de se dire qu'on va être entendu par plus de 20000 personnes, mais au final, ce fut une expérience enrichissante et amusante.
Il reste trois jours et un seul mot d'ordre : la fête. Et ce genre de fêtes, vous le savez, je ne peux les raconter ici. Les voici tout de mêmes résumées en quelques mots-clés : whisky, consommation, « aïe ma tête », Queen's, bouteille, réservation, carré VIP, débauche, toilettes, encore toilettes, Régine, buissons (notez, ce n'est pas boissons), trou noir, vodka, whisky, toilettes, oubli, néant. Réveil. « Aïe ma tête ».
Et le poker dans tout ça ? J'ai joué le deepstack « Club Poker » à 250€ l'entrée qui possède la même structure que les anciens EPT. Un tournoi magnifique qui permet de développer son jeu avec tranquillité. Je pense vraiment y avoir jouer mon a-game et quelle sensation agréable d'avoir l'impression de tout sentir à la table, placer les bons 3-bet, faire les bons calls, les bons folds. J'ai même coucher les rois preflop au deuxième niveau. Mais l'histoire ne dit pas si j'avais raison. Au final, je sors sur un horrible deux-outer dans un pot qui me prive sans doute de la table finale et sors à une anecdotique vingt-deuxième place pour 650€. Très déçu.
La suite, c'est l'Unibet Open de Londres du 16 au 20 juillet que je vais couvrir sur Club Poker. En espérant ne pas revenir avec la Grippe A !















































































