mercredi 15 juillet 2009

Parisiens, tête de chiens

Non, franchement, je n'ai absolument aucune envie de retourner vivre à Paris. D'accord, ce fut une bonne semaine. On s'est amusé, on a bien bu, bien mangé et on a vu des cartes mais alors, qu'est-ce que c'est chiant, une ville. Voilà sept ans que j'ai quitté la banlieue parisienne pour rejoindre le calme de Montélimar. Je peux aujourd'hui le dire sans craintes : c'est à la campagne qu'on est le mieux ! Profiter d'une bonne bière le soir, à l'ombre des arbres pendant une bonne partie de pétanque sous le doux son des cigales, ça réjouit trop mon côté branleur pour que je puisse m'en passer. Revenons quand même sur cette semaine dans la capitale.

Et d'abord, ses objectifs. Ils sont simples : passer une semaine de vacances tout en profitant de l'Aviation Club de France et de ses « summer series », tournois à buy-in relativement faible et avec des structures acceptables, un bon compromis. Nous voilà donc partis avec Xavier à bord d'un TGV direct entre Montélimar et Paris. Nous nous apprêtons à dormir lorsqu'arrive une demoiselle digne de cette première femme qu'on aperçoit dans tous les James Bond : son corps est d'abord dans l'ombre, sa chevelure trouble vos sens puis ses yeux vous ensorcellent... Ce fut le cas avec cette jolie blonde, à peine la vingtaine, que je tente de voir de plus près en poussant un peu Xavier. Pour nous remercier de cet intérêt, elle ne trouve rien de mieux que de soulever sa robe pour nous laisser profiter du spectacle. Coquine. La suite du voyage restera elle privée. Oui parce qu'on a nos vies aussi. Bon et puis c'est vrai que tout ne se passe pas toujours comme dans un rêve. Oh ça va hein.

Nous voilà à Paris, sa démesure, sa beauté, ses parisiens aussi. Difficile d'obtenir un sourire ici. Même à Lyon on s'en sort mieux. Nous décidons tout de même de prendre le métro. Enfin, pas très longtemps. Au bout de deux stations et trois bouffés de chaleur, nous voilà ressortis pour prendre un taxi. Oui car l'acculturation ça va deux minutes. Le temps d'aller poser nos affaires chez Mattrunks qui nous hébergera pour la semaine, nous voilà partis à l'ACF, que je découvre pour la première fois. Je suis agréablement surpris. Les types présents ici sont en fait soit des bons joueurs, soit des mecs s'en foutant de leur pognon. L'ambiance est ainsi courtoise et bon enfant et rares sont les cris qui surgissent après les bad beat. Plutôt agréable. On s'attaque au tournoi à 150€ du soir. Rien de bien notable, je suis card dead et sors finalement sur un squeeze lorsque mon AT se heurte à deux rois. Xav terminera lui troisième pour plus de 1300€ !

Le lendemain, nous décidons de faire nos touristes de base et donc de nous rendre sur les Champs-Elysées. Tournée des bars. Et voici l'heure de la distribution des notes. Carton rouge au Georges V. Alors OK, le service est parfait et la frite Haribo qui accompagne mon Blue Lagoon de bonne facture, mais franchement, 27€ les deux cocktails, non ça ne va pas. Prix orange en revanche pour Culture Bière. Ah eux, ils savent y faire. Un vrai bar, où nous faisons face à la serveuse, avec des bières venus de tous horizons. L'Edelweiss restera LA bonne découverte. Et pour 5,4€, vous pouvez déguster trois bières différentes, choisies avec minutie à la carte. Nous avons préféré laisser le choix au serveur. Et bien figurez-vous qu'à la (dix-)huitième tournée, nous n'avions toujours pas tout testé. Voilà, c'est terminé pour cet intermède Guide du Routard.

Une fois saoul, quoi de mieux que de se rendre au cinéma ? Nous nous sommes pris à tenter l'aventure du 3D, avec « l'âge de glace 3 », un film d'animation à vrai dire sans grand intérêt ni relief mais diable que ce 3D est impressionnant. Les animaux semblent là, à trois mètres, presque palpable. Si cette technologie parvient dans quelques années à être appliquée aux « vrais » films, les producteurs tiendront enfin une parade au téléchargement. Enfin, le temps que le 3D arrive à la maison.

Le soir, rebelote, avec un tournoi à 150€. Cette fois je bulle lorsque mon A5 rencontre JJ sur un board 556J8 (oui c'était tapis preflop et alors ?). Le lendemain, direction les locaux de Club Poker Radio où je suis invité en compagnie de Bruno « Brubru34 » Launais, finaliste de l'EPT Deauville où nous avions bien sympathisé. L'émission, diffusée en direct mais aussi disponible en podcast ici, est des plus agréable, placée sous le signe de la détente (et de l'alcool un peu aussi). Ça fait drôle lorsqu'on est derrière le micro de se dire qu'on va être entendu par plus de 20000 personnes, mais au final, ce fut une expérience enrichissante et amusante.

Il reste trois jours et un seul mot d'ordre : la fête. Et ce genre de fêtes, vous le savez, je ne peux les raconter ici. Les voici tout de mêmes résumées en quelques mots-clés : whisky, consommation, « aïe ma tête », Queen's, bouteille, réservation, carré VIP, débauche, toilettes, encore toilettes, Régine, buissons (notez, ce n'est pas boissons), trou noir, vodka, whisky, toilettes, oubli, néant. Réveil. « Aïe ma tête ».

Et le poker dans tout ça ? J'ai joué le deepstack « Club Poker » à 250€ l'entrée qui possède la même structure que les anciens EPT. Un tournoi magnifique qui permet de développer son jeu avec tranquillité. Je pense vraiment y avoir jouer mon a-game et quelle sensation agréable d'avoir l'impression de tout sentir à la table, placer les bons 3-bet, faire les bons calls, les bons folds. J'ai même coucher les rois preflop au deuxième niveau. Mais l'histoire ne dit pas si j'avais raison. Au final, je sors sur un horrible deux-outer dans un pot qui me prive sans doute de la table finale et sors à une anecdotique vingt-deuxième place pour 650€. Très déçu.

La suite, c'est l'Unibet Open de Londres du 16 au 20 juillet que je vais couvrir sur Club Poker. En espérant ne pas revenir avec la Grippe A !


mercredi 17 juin 2009

Les yeux dans les bleus


C'était dimanche dernier, au Palais des Sports de Gerland, à Lyon. Au programme, un match de qualification pour l'Euro 2010 de hand : France – République Tchèque. Pour les néophytes, je vous rappelle que la France fait office de référence dans le milieu du handball, étant championne du monde et championne olympique en titre. J'y étais afin de réaliser un article pour le journal La Tribune (hebdomadaire couvrant la Drôme-Ardèche) pour lequel je travaille depuis trois ans désormais. Je ne savais pas trop sous quel angle aborder le match puis j'ai appris que l'un de mes amis, Olivier Marroux, allait honorer sa troisième sélection sous le maillot tricolore. Je me suis donc mis en tête de couvrir le match d'un côté « off », en contactant les parents d'Olivier afin de suivre le match à leur côté. Hélène et Alain, ce sont leurs prénoms, voyaient pour la première fois leur fils évoluer sous le maillot bleu. Quels sont les sentiments qui animent des parents lorsque leur enfant touche du doigt ce dont il rêve depuis tout petit ? Telle était la problématique.


Et bien je peux vous le dire : c'est la fierté. A peine leur protégé a-t-il foulé le parquet que leurs yeux brillent, mêlant diverses émotions, à la fois pétillants et emplis de larmes. Olivier va jouer devant cinq mille personnes toutes acquises à sa cause. Il est bien loin le temps où Hélène l'emmenait au gymnase le dimanche après le visionnage de Téléfoot. Pourtant, il faut s'y faire. Être là, dans les tribunes, simple spectateur. Olivier débute le match sur le banc. Plutôt normal lorsqu'on est la doublure de Luc Abalo, l'un des tous meilleurs ailiers du monde. Cela ne semble pas gêné outre-mesure ses parents, déjà « ravis qu'il soit sur la feuille de match ! » Pourtant, nombreux sont leurs coups d'œil portés vers le banc. Impatience et joie se mêlent mais, à la mi-temps, le pessimisme est de rigueur : « ça va être difficile de rentrer pour lui » me dit Alain, « j'espère en fin de match... » Et comme l'histoire est belle, Olivier Marroux a droit à quinze minutes pour s'exprimer, pénétrant sur le terrain sous l'acclamation de ses parents et amis venus le soutenir. Et là, plus le temps de tergiverser. « Karabatic passe à Marroux. L'ailier français rend à Daniel Narcisse qui s'envole et marque ! » Les actions se déroulent comme dans ses rêves. Le sélectionneur Claude Onesta avec qui je me suis entretenu en fin de match plaisantera d'ailleurs : « ça ne m'étonnerait pas qu'il est encore des posters de l'équipe de France dans sa chambre ! » Hélène et Alain, eux, profitent, et exultent même quand à cinq minutes de la fin, Olivier Marroux participe à la fête en inscrivant un but. Fin du match. La France s'impose largement. Les parents d'Olivier partent à la recherche de leur fils, le retrouvent et partent dans de longues accolades. Les yeux toujours emplis de bonheur, et de cette petite larme de fierté. Ce jour-là, c'était un peu l'accomplissement de ces années de confiance mutuelle où les parents ont fait des sacrifices pour que leur enfant réalise sa passion. Ce jour-là, j'espère que tous ceux qui ont encore la chance d'être proches de leurs parents pourront le vivre un jour. Les regarder dans les yeux et leur dire : « cette fois, j'y suis. J'...On a réussi ! »

lundi 15 juin 2009

I'm back !

Franchement, comment mieux commencer qu'en mettant un bon titre useless, qui doit surement être repris sur des dizaines de blogs ? « Lost in translation ». Difficile de faire pire. Mais je voulais un titre clinquant, à l'américaine. Et j'ai rien trouvé. Alors, faute de mieux, faudra vous contenter de ça. Voilà sept mois que je n'ai pas bloggé. Avec l'arrivée de Facebook et Twitter, il existe tellement de moyens de partager son ressenti que je n'en trouvais plus l'utilité. Pourtant, j'avais l'impression qu'il me manquait un petit quelque chose. Un endroit pour raconter cette anecdote sympa relevée dans la rue, cette soirée déjantée finie dans un bar au fin fond de Budapest. Ce sera ici, au milieu de brag et whining post dont je ne peux me passer, vous le savez.

Et pour me faire pardonner de ma longue absence, voici un portfolio en photo des lieux/évènements marquants que j'ai pu fréquenter ces dix derniers mois :

---------2008

----
Juillet

Chamonix


----Aout

Port Leucate


Carnon


Charnay


----Septembre

Barcelone

Concert NTM

Tennis Open de Lyon


----Octobre

Carqueiranne (près de Toulon)

Ligue des Champions à Gerland

----Novembre


FPT Lyon

Saint-Etienne avec le Team Poker@Lyon

----Décembre

Varsovie

Montélimar (j'avoue c'est un brag)


---------2009

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Janvier


Ski dans les Alpes avec 3 grammes

Deauville

----Février


Soirées Lyon


Grève de la Fac


Champions du Monde de Hand

Toulon




Salon de L'Erotisme


----Mars
Budapest





Paris – Studio Sonacom


Saint-Amand Les Eaux


----Avril

Les 2 ans de Poker@Lyon


Course de Kart et Trampoline à Hyères




Ancone




----Mai

Monaco


Toulon

Venise




Portugal – Lisbonne


Portugal – Faro



Challes-Les-Eaux



----Juin

Le Lyon Vert


Dardilly
Montpellier

Feria Saint-Marcel

Lyon - Equipe de France de Hand